Dombes, d’hommes et d’oiseaux La passion de la Dombes

Tordons le coup à quelques idées reçues


La Dombes ou les Dombes ?

Le Dombiste vous dira qu’il n’existe qu’une Dombes. Qu’il faut s’habituer à parler de LA Dombes, à écrire un singulier avec un « s » final, héritage grammatical du latin Pays de Dombes : Pagus Dumbensis.

On en dissertera encore dans un autre millénaire.

Peut-on se baigner dans l’étang ?

L’étang est une propriété privée. S’y baigner c’est s’exposer à des risques sanitaires et à la vindicte du propriétaire.

Peut-on pêcher dans l’étang ?

Quiconque ne peut pêcher dans un étang : il ne s’agit pas simplement d’être ou non détenteur d’un permis de pêche.  L’étang est le plus souvent dit « de pêche réglée ». Il est non seulement une propriété privée dont l'accès est soumis à l'autorisation d'au moins un de ses divers ayant-droit, mais également un lieu d’élevage et de croissance du poisson à des fins commerciales. Y pêcher, sans l’autorisation du propriétaire des lieux est assimilable…à un vol !

…Et même la pêche aux grenouilles est soumise au bon vouloir du propriétaire des lieux.

L’étang est-il une zone humide naturelle ?

L’étang n’est pas naturel. A l’origine, une « chaussée » a été levée afin de conserver l’eau dans une dépression naturelle. Cette chaussée a été équipée d’un ouvrage de contrôle de remplissage et de vidange, une bonde surmontée d’un « thou ».

Assec ou simple vidange ?

-          Un étang de pêche réglée, sauf stratégie et incidents de production contraires, est vidangé tous les ans, entre octobre et mars pour être pêché. Les autres étangs situés sur la même « chaîne », et notamment ceux situés en amont, ainsi que les eaux pluviales contribueront à le remplir à nouveau en une à trois semaines.

-          L’assec correspond à une période d’environ 1 an durant laquelle l’étang n’est pas remis en eau après la dernière vidange du cycle d’évolage. Il intervient tous les deux à 4 ans. L’assec peut ou non être cultivé. On en profite pour réaliser des travaux d’entretien : réfection des digues et chaussées, du bief, de la végétation.

On entend souvent dire qu’il ne faut pas intervenir sur les milieux naturels :

Sans la pratique de l’assec l’étang se comblerait rapidement et reviendrait en quelques années à l’état d’une roselière compacte et sèche, puis à une friche buissonnante, de saules, d’aulnes, et enfin, après quelques longues années, à un boisement où le charme, le bouleau et le chêne pédonculé domineraient…

L’étang perdrait sa vocation première qui est d’élever la carpe, ainsi que tout son intérêt écologique.